Frantic (1987, Roman Polanski)

Frantic (1987, Roman Polanski)
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Richard Walker, un riche cardiologue américain, arrive à Paris en compagnie de sa femme Sondra pour assister à un congrès médical. Quelques heures après leur arrivée, Sondra disparaît mystérieusement de leur chambre d'hôtel. Richard part alors à sa recherche dans un Paris qu'il ne connait pas.
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Après un Pirates amusant mais plutôt indigne de son talent, Roman Polanski revient aux choses sérieuses avec ce thriller atmosphérique entièrement tourné à Paris. Sous influence Hitchcockienne, le metteur en scène nous offre un polar tendu et prenant porté à bout de bras par un Harrison Ford qui trouve là l'un de ses meilleurs rôles!

Les vingt premières minutes nous prennent illico à la gorge. Ambiance oppressante, mise en scène qui colle au plus près de l'action, décors d'une banalité presque menaçante, suspense prêt à exploser, on sent que quelque chose va mal tourner. Le génie de Polanski dans toute sa splendeur, celui qui consiste à rendre inquiétant le moindre petit détail du quotidien!

Et lorsque le pire se produit, c'est fébrilement qu'on se met dans la peau de l'excellent Harrison Ford, un américain perdu en plein coeur d'une immense ville qui le regarde d'un oeil méprisant (la VO sous-titrée en français renforce encore plus l'étrange sentiment d'isolement que l'on partage avec le personnage). Seul point d'appui dans ce Paris by night qui refuse de lui tendre la main, une jeune junkie (Emmanuelle Seigner) qui va faire de son mieux pour aider le chirurgien à retrouver son épouse, Sondra (Betty Buckley), disparue comme par un enchantement un beau matin.
Même si l'ambiance estampillée eighties a pris quelques petites ridules (la musique- Grace Jones- et les boites de nuit semblent venir d'une autre époque), le talent de conteur de Polanski fait une nouvelle fois des merveilles, le réalisateur dépassant progressivement le cadre étriqué du polar pour celui beaucoup plus émouvant de la quête introspective.

La ville des amoureux n'est décidément plus ce qu'elle était!
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Atmosphère moite et tendue pour ce film qui navigue entre enquête policière et drame intimiste poignant. Malgré quelques petites longueurs et un Paris by night qui pourra paraître un peu démodé, le surdoué Roman Polanski nous livre un thriller aux enjeux souvent palpitants, magnifié par une mise en scène de haute volée. C'est aussi l'occasion de constater à quel point Harrison Ford peut être grand!


Note: 15/20

# Enviado em Terça 09 Junho 2009 04:48

Modificado em Terça 09 Junho 2009 05:53

Slasher: le genre qui taille dans le vif (Part one)

Slasher: le genre qui taille dans le vif (Part one)
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Pour ce nouveau dossier, je vous propose un petit florilège des slashers les plus représentatifs du genre: ceux que j'ai aimé détester, ceux qui m'ont fait vibrer, ceux qui m'ont fait pleurer de rire, ceux que je préfère oublier, ceux que le grand public ne connait pas ; en clair, l'anthologie d'un genre increvable qui a connu autant de hauts que de bas, autant de déceptions que de réussites, mais qui continue malgré tout à fasciner les foules!

Avant d'aller plus loin, un petit éclaircissement s'impose: qu'est ce qu'un slasher au juste?
En voilà une question qu'elle est bonne!

Le slasher (de l'anglais, "to slash" qui signifie "taillader") est un sous- genre du cinéma horrifique qui met généralement en scène une bande de djeunz aux prises avec un maniaque adepte des objets contondants qui lui permettent de libérer ses pulsions meurtrières. La vue subjective, l'enquête policière, la virginité de l'héroïne, les ados bêtas, les meurtres gores, les courses-poursuites nocturnes, le suspense et bien évidemment la présence d'un boogeyman immortel sont des éléments souvent indissociables du genre!

Définition 100% écrannoir of-course!

Dernière petite précision, cette liste n'a évidemment pas vocation à être exhaustive (manquerait plus que ça).



SLASHER: LES PURS ET DURS QUI FONT DU BIEN!


Les meilleurs, les plus inspirés, ceux que tout fan du genre se doit de connaître sous peine d'avoir d'immenses lacunes! Si vous ne devez en voir qu'une poignée...


---->Halloween, la nuit des masques (1978, John Carpenter): Le grand-père du slasher, le roi que beaucoup ont voulu faire descendre de son trône sans jamais y parvenir. Plus de trente ans après, son concept, sa beauté plastique et son lyrisme restent intouchables!
A l'époque, il donne naissance à un duo qui passera d'emblée à la postérité: Laurie Strode (Jamie Lee Curtie) et l'increvable Michael Myers, définitivement LE boogeyman du slasher!
Suites recommandables: le redoutablement efficace Halloween 2 (1981, Rick Rosenthal) , l'onirique Halloween 4 (1988, Dwight H. Little) et l'excellemment old-school Halloween 20 ans après (1998, Steve Miner).


---->Vendredi 13 (1980, Sean S. Cunningham): Une sorte de sous-Halloween fortement influencé par La baie sanglante, le navet culte de Mario Bava. Pas bien finaud mais son atmosphère lugubre et sa mise en scène épurée font encore leur petit effet, même aujourd'hui!
Suites recommandables: Vendredi 13 Chap 6 (1986, Tom McLoughlin), seul rescapé d'une saga épuisante monopolisée par un serial-killer mongolito (Jason) qui passe du sac à patates au masque de hockey avec une facilité déconcertante!


----> Les Griffes de la nuit (1984, Wes Craven): Un slasher peu orthodoxe (j'ai d'ailleurs longtemps hésité avant de le mettre dans cette catagéorie) qui révolutionne carrément le film d'horreur au milieu des eighties. Son boogeyman, le mythique Freddy Krueger, entre directement dans le légende avec ce premier film écrit de main de maître par un Wes Craven au sommet de son inspiration!
Suite recommandable: Freddy sort de la nuit (1994, Wes Craven), un épisode de qualité qui remet la série sur les bons rails après une multitude de films ratés.


----> Aquarius (1986, Michele Soavi): Le disciple de Dario Argento dans ses oeuvres! Plus slasher que giallo, le film nous refait le coup des Dix petits nègres version rouge sang. Arborant un masque de hibou du plus bel effet, l'assassin nous sert sur un plateau une série de meurtres graphiques diablement inspirés. Baroque'n'gore!


----> Scream (1996, Wes Craven): le sauveur inespéré du genre à une époque où il n'intéresse plus grand monde! Scénario intelligent (oui, c'est possible) +mise en scène compacte + acteur enfin dignes de ce nom+ masque d'anthologie = petit bijou qui surfe autant sur la terreur pure que sur le second degré croustillant.
Et c'est reparti pour un tour!
Suite recommandable: Scream 2 (1997, Wes Craven), un petit frère futé et compétent qui prouve que les suites ne sont pas aussi nulles qu'on pouvait le penser!


----> Souviens-toi l'été dernier (1997, Jim Gillespie): Méprisé à l'époque de sa sortie (il pâtit du succès de Scream), ce slasher propre sur lui et très bien ficelé a vraiment tout pour plaire, ses comédiens-Jennifer Love Hewitt en tête, digne héritière de Jamie Lee Curtis- et son fameux marin-tueur!
Suite recommandable: Souviens-toi l'été dernier 2 (1999, Danny Cannon). Plus de gore, plus de cris, plus de budget -sans oublier la fabuleuse poitrine de la magnifique Jennifer- pour un résultat franchement plaisant et splendidement mis en scène!


---->Cold Prey (2006, Roar Uthaug) : La Norvège, l'autre pays du slasher! Brutal et concis, le prototype même du slasher qui a compris toutes les erreurs du passé et qui a décidé de ne pas les reproduire. Mortel!
Suite recommandable: Cold Prey 2 (2008, Mats Stenberg) et son hôpital délicieusement lugubre n'ont pas fini de nous faire frissonner de plaisir.


----> Meurtres à la St Valentin (2009, Patrick Lussier): Les remakes ne sont pas forcément inférieurs aux originaux, la preuve en images! Alors que je croyais le genre à l'agonie, ce slasher émaillé de scènes gores du plus bel remet les pendules à l'heure. Un petit nouveau qui a tout d'un grand, qu'on se le dise!


A SUIVRE DEMAIN:
SLASHER : J'AI PAS INVENTE LE FIL A COUPER LE BEURRE!

# Enviado em Sábado 13 Junho 2009 03:38

Slasher: le genre qui taille dans le vif (Part two)

Slasher: le genre qui taille dans le vif (Part two)
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SLASHER : J'AI PAS INVENTE LE FIL A COUPER LE BEURRE!



Les "milieux de gamme", des élèves appliqués à qui il ne manquait parfois pas grand chose pour devenir des grands. Allez, on ne se décourage pas!


----> Le bal de l'horreur (1980, Paul Lynch): Un second couteau qui n'existe que grâce et pour Jamie Lee Curtis (encore elle!), reconvertie pour l'occasion en danseuse disco. A peu près regardable mais terriblement daté et nonchalant!


----> Le monstre du train (1981, Roger Spottiswoode): Au tout début des années 80, la sublime Jamie Lee Curtis n'en finit plus de s'illustrer dans le genre, devenant bien malgré elle la figure emblématique de la "Scream-Queen" (la reine des hurleuses). Un peu mou du genou, ce modeste slasher vaut surtout pour son superbe final et la révélation du visage de l'assassin, laquelle a le mérite de créer une surprise bigrement inattendue! Assez sympa.


----> Meurtres à la St-Valentin (1981, Georges Mihalka): Très influencé par le Halloween de Carpenter, Meurtres à la St-Valentin vaut surtout pour ses décors miniers et la tronche de son tueur en série, Harry Warden, plutôt impressionnant dans ses vêtements de mineur. Mais si vous avez le choix, je ne saurai que trop vous conseiller de vous ruer sur son remake, pour une fois largement meilleur!


----> Vendredi 13 Chap 2 et 3 (1981et 1982, Steve Miner): La formule se met doucettement en place: un boogeyman impassible au QI de moule, des djeunz qui prennent visiblement beaucoup de plaisir à se faire découper en petits morceaux, un bout de forêt pour faire champêtre, des petites culottes humides et des mâles tourmentés par leurs hormones. Sauf que contrairement aux épisodes suivants, ça reste encore à peu près regardable. J'ai bien dis à peu près!


---->The House on Sorority Row (1983, Mark Rosman) : Peu de sang, un scénario sympathique qui a notamment inspiré Souviens-toi l'été dernier, une mise en scène correcte et un final assez inattendu: voici donc un outsider qui a quelques cartes à abattre! Un remake est d'ailleurs prévu pour la rentrée 2009.


----> Les griffes du cauchemar (1987, Chuck Russell): Les Griffes de la nuit: part three. Malgré un gros coup de vieux (les FX n'ont pas résisté à l'épreuve du temps), on ne fera pas trop la fine bouche devant ce film plaisant dans lequel le boucher d'Elm Street s'en donne une nouvelle fois à coeur joie! Pour le plus grand plaisir de ses nombreux fans, cela va sans dire.


----> Urban Legend (1998, Jamie Blanks): Dans le sillage de Scream, ce slasher à la mise en scène virtuose nous offre un spectacle sanglant qui tient plutôt bien la route malgré un manque flagrant d'originalité. C'est aussi la naissance d'un nouveau détraqué notoire vêtu pour l'occasion d'une très seyante parka-esquimau! Classique mais bien fait.


----> Mortelle St-Valentin (2001, Jamie Blanks): Pratiquement à l'agonie et en quête d'un nouveau souffle, le slasher accouche d'un énième avatar avec ce film paresseux qui nous refait le coup de la St-Valentin! La fin d'une époque. On se reprend!


---->The Pool (2001, Boris von Sychowski): Un slasher allemand, ça vous dit? Tourné à Prague, cet énième ersatz ne risque pas de chambouler nos habitudes! Des jeunes BCBG qui ne pensent qu'à picoler et à se taper des minettes, un tueur qui recycle le masque de Scream, un scénar qui n'a pas inventé la poudre (ok, c'est un slasher mais tout de même): seuls la dite piscine et quelques séquences stressantes réussissent à faire passer la pilule. Encore une fois.


----> Jason X (2002, James Isaac): Et de dix épisodes! Après une longue pause, Jason (cryogénisé pour marquer le coup) revient à ce qu'il sait faire de mieux: le découpage de jeunes débiles. Mieux réalisé que les autres, cet opus fun et joyeusement gore n'engendre pas la mélancolie!


----> Venom (2005, Jim Gillespie): le réalisateur de Souviens-toi l'été dernier ne s'est pas trop foulé, accouchant d'un film un peu balourd à mi-chemin entre le slasher et le survival! Néanmoins, en laissant son cerveau au vestiaire et en se contentant d'admirer les splendides décors marécageux de la Louisiane, on peut éventuellement se laisser piéger.


----> Terreur sur la ligne (2005, Simon West): Remake d'un nanar poussiéreux des seventies, ce slasher commercial est loin de faire l'unanimité parmi les fans du genre, nombreux lui reprochant son aspect ultra-lisse! Pourtant, le sex-appeal de sa jeune héroïne (délicieuse Camilla Belle) et la beauté de ses décors assurent un spectacle tout à fait agréable à regarder!


---->La maison de cire (2005, Jaume Collet-Serra): 50% survival, 50% slasher, La maison de cire joue à fond la carte du glauque et du sanguinolent pour un résultat solide et prenant. Avec la reine des chihuahuas, miss Paris Hilton!


---->Hatchet (2007, Adam Green): Minuscule budget pour ce comico-slasher à l'ancienne qui gicle abondamment (Victor Crowley, la créature du bayou, ferait passer Jason pour un pied-tendre!). Dommage pour la fin débile à la Motel qui stoppe brutalement notre (petit) plaisir.


A SUIVRE DEMAIN:
SLASHER : SECONDS ET TROISIEMES COUTEAUX! LE BAS DU PANIER

# Enviado em Domingo 14 Junho 2009 03:06

Modificado em Domingo 14 Junho 2009 03:28

Slasher: le genre qui taille dans le vif (Part three)

Slasher: le genre qui taille dans le vif (Part three)
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SLASHER : SECONDS ET TROISIEMES COUTEAUX! LE BAS DU PANIER


Dernière catégorie: les gueux, les irrécupérables, les plus mauvais élèves de la classe, ceux qu'on dédaignera poliment quoi qu'il arrive! Liste facilement extensible.



LES SUITES A RALLONGE. UNE HISTOIRE D'AMOUR SANS FIN!



---->Halloween 5 (1989, Dominique Othenin-Girard): A peine remis sur pieds-on a tous en mémoire l'excellent épisode précédent-, notre croquemitaine préféré retombe dans les bas-fonds de l'horreur! Un film miteux qui ne vaut que pour la prestation du vieillissant Donald Pleasence, visiblement gêné d'avoir à débiter autant d'âneries en 1H30.


---->Halloween 6 (1995, Joe Chappelle): La descente aux enfers se poursuit pour le grand Michael Myers, qui loue désormais ses services à une secte de gogols sataniques! Inédit dans les salles françaises (tu m'étonnes).


---->Halloween 8 (2002, Rick Rosenthal): Le cocktail rap+télé-réalité (déjà un cauchemar en soit) débouche sur un film raté et clairement ciblé djeunz qui n'arrive pas à la cheville de son prédécesseur! Mieux vaut éteindre sa télé.


---->Halloween remake (2007, Rob Zombie): En donnant une psychologie et un visage à l'ineffable Michael Myers, Zombie a définitivement tué le peu de mythologie qui restait à la saga, annihilant le mystère et le lyrisme qui faisaient le sel de l'original. Triste fin pour l'un des personnages emblématiques du genre!


---->Vendredi 13 Chapitre 4, 5, 7, 8, 9 (1984, Joseph Zito; 1985, Danny Steinmann; 1987, John Carl Buechler ; 1989, Rob Hedden; 1993, Adam Marcus), et remake (2009, Marcus Nispel): Notre ami le garde-forestier dans ses oeuvres. Le rouleau-compresseur du slasher, celui qui semble nous dire en permanence "si vous n'aimez pas, allez vous faire foutre". Au 35èm degré, ça en deviendrait presque hilarant!


---->Freddy 2, 4, 5, 6 (1985, Jack Sholder; 1988, Renny Harlin; 1990, Stephen Hopkins; 1991, Rachel Talalay): Difficile de faire pire que ces suites paresseuses où Freddy apparait de plus en plus comme un clown animateur de shows-télévisés! Dommage, ça avait pourtant bien débuté avec le fantastique Les Griffes de la nuit.


---->Scream 3 (2000, Wes Craven): La fin d'une époque pour Wes Craven, qui, à force de tirer sur le portefeuille, a fini par y laisser son âme. Et dire qu'une nouvelle trilogie va prochainement être mise en chantier...on croise les doigts pour que l'inspiration soit de retour!


---->Urban Legend 2 (2000, John Ottman): Quoi de plus logique de de tenter de surfer sur un joli petit succès comme Urban Legend premier du nom? Sauf que là, les légendes urbaines commencent sérieusement à nous fatiguer!


---->Souviens-toi l'été dernier 3 (2006, Sylvain White): Un Direct-to-video tardif (7 ans après le deuxième épisode) nanti d'un budget au moins équivalent à celui d'un épisode de 7 à la maison. A part ça, c'est désolant du début à la fin, le film semblant avoir été saboté consciemment par ses producteurs!




LE RESTE...



----> La baie sanglante (1971, Mario Bava): L'un des précurseurs du slasher même s'il n'a pas encore les deux pieds dedans. Dire que ça fait de la peine de retrouver Mario Bava à la tête de ce truc fatigant est un doux euphémisme! Pour éclabousser ça éclabousse, mais l'abus de zooms, les couinements des actrices et la ringardise du script m'ont plongés dans un profond embarras.


---->Week-end de terreur (1986, Fred Walton): Un slasher de pacotille produit par le studio responsable des Vendredi 13! Le twist final est original mais avant d'en arriver là, il faut se farcir tous les clichés les plus épuisants du genre. Du dur la vie de troisième couteau...


---->Promenons-nous dans les bois (2000, Lionel Delplanque): Le succès de Scream et consorts à donné des idées aux petits frenchies que nous sommes (cocorico....enfin, non). Si la mise en scène est franchement princière (le réalisateur a visiblement grandi avec les giallis de Dario Argento!), la vanité du scénario et l'interprétation souvent crispante des acteurs (la ferme Clotilde Courau!) n'incitent pas à l'indulgence. Tant pis, ce sera pour la prochaine fois.


---->Cut (2000, Kimble Rendall): Le slasher emblématique du pays des kangourous! Même au vingtième degré, impossible de digérer le j'm'en foutisme de ce pétard mouillé sans doute torché un soir d'intense beuverie. Ma pauvre Kylie Minogue, qu'as-tu été faire dans cette galère?


---->Bloody Murder (2000, Ralph E. Portillo): Le champion toutes catégories! Décalque débile et fauché de Vendredi 13, ce minuscule slasher se paie le luxe de ne jamais montrer la moindre goutte de sang, en total porte-à-faux par rapport à ce que son titre laisse présager. Tellement mauvais qu'il vaut mieux en prendre le parti d'en rire.


---->Prom Night (2008, Nelson McCormick): Le premier n'avait déjà rien de très emballant mais là, on touche carrément le fond. Plus proche d'une sitcom jetseteuse que d'un slasher classique, Prom Night a tout de même eu le mérite de me faire rire (jaune) à de nombreuses reprises! A réserver aux amateurs de jolies poupées permanentées (et je sais qu'il y en a quelques-uns parmi vous).



FIN! (TO BE CONTINUED?)

# Enviado em Segunda 15 Junho 2009 02:55

Les lumières de la ville (1931, Charlie Chaplin)

Les lumières de la ville (1931, Charlie Chaplin)
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Charlot vagabond vient en aide à une jeune fleuriste aveugle et se fait passer pour un homme riche. A force de travail il réunit assez d'argent pour que la jeune fille recouvre la vue.
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Les lumières de la ville est sans doute le film le plus expressif, le plus drôle, le plus émouvant de l'immense Charlie Chaplin, un monstre sacré du septième art qui a signé quelques chefs -d'oeuvre passés à la postérité! C'est aussi le premier long-métrage sonorisé du réalisateur, un procédé qu'il dut plus ou moins se résoudre à adopter devant la montée du cinéma parlant!

Déployant des trésors d'imagination et de débrouillardise pour sortir de la misère une jeune fille aveugle (Virginia Cherrill) et sa grand-mère, le vagabond au chapeau melon nous prend par les sentiments, s'improvisant gentleman-bienfaiteur pour offrir aux deux femmes une existence plus tolérable. Ca, c'est le côté Robin des bois du personnage!

Pour autant, le grand humaniste qu'était Chaplin n'a pas oublié que les foules qui venaient l'admirer attendaient aussi leur dose de rire! Et de ce côté-là, c'est aussi le bonheur puisque le comédien nous gratifie de quelques séquences burlesques inoubliables, notamment celles qui mettent en scène un milliardaire suicidaire (Harry Myers), un homme exécrable qui devient brutalement généreux lorsqu'il a eu sa dose d'alcool! Une situation vaudevillesque qui débouche sur un comique de situation particulièrement réjouissant.

Conformément à la réputation du film, les passages cultes s'enchainent sans faiblir: l'introduction sur la statue, l'hilarante scène de boxe, le gag du sifflet, la séquence des pâtes dans le restaurant, le hold-up dans l'appartement du milliardaire; autant de pépites loufoques accompagnées de bruitages irrésistiblement farfelus qui ne font que renforcer notre hilarité!
Si le film hésite constamment entre le rire et la tendresse, son épilogue -peut-être le plus grand de toute l'histoire du cinéma- nous met dans un drôle d'état, le clown Charlot cédant sa place à un homme de coeur uniquement motivé par le bonheur de sa petite protégée. L'apothéose d'une oeuvre dont les valeurs humanistes et la sensibilité à fleur de peau se passent logiquement de mots!
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Réalisé à une époque où le cinéma muet était en train de passer la main, Les lumières de la ville célèbre le génie et la méticulosité de Chaplin, un monstre sacré qui allait mettre tout le monde d'accord avec cette nouvelle oeuvre. Rythmé, inventif, drôle et infiniment poétique (le final me file la chair de poule à chaque fois!), le film est à l'image du vagabond: humaniste et farouchement en marge des conventions!


Note: 17/20

# Enviado em Domingo 21 Junho 2009 04:11

Transformers 2, la revanche (2009, Michael Bay)

Transformers 2, la revanche (2009, Michael Bay)
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Deux ans se sont écoulés depuis que Sam Witwicky a sauvé l'univers d'une bataille décisive entre les deux clans rivaux de robots extraterrestres. Si Sam a fait ce qu'il a pu pour tirer un trait sur le conflit qui a eu lieu à Mission City et revenir à ses préoccupations quotidiennes, la guerre entre les Autobots et les Decepticons, tout en étant classée secret défense, a entraîné plusieurs changements.
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Super Big Mac: le retour du come-back de la revanche!
Vous pensiez que le roi de la restauration rapide allait nous foutre la paix après son premier Transformers, bah, vous vous êtes fourrés le doigt dans l'½il jusqu'à l'omoplate mes amis! Après tout, qui serait assez fou pour abandonner un filon aussi juteux?

Plus d'action, plus de trucages décoiffants, plus d'aventures pittoresques (avec un immense coucou à Indiana Jones et la dernière croisade), plus de robots trop megas-cools, plus de glamour (le tandem Shia LaBeouf-impeccablement brushé du début à la fin/Megan Fox-qui minaude à qui mieux mieux- se la joue assez sexy ); mais aussi, plus de personnages taillés à la truelle, plus de clichés folkloriques et circonstance aggravante en ces périodes de crise, plus de pellicule gâchée pour pas grand chose! Car si visionner ce film n'a rien d'un supplice en soi, en tirer quelque chose d'intéressant et/ou qui nous a touché relève plus de la gageure que d'autre chose!
C'est une nouvelle fois la confirmation que n'est pas Spielberg qui veut et qu'une avalanche d'effets spéciaux ne remplacera jamais une bonne histoire.

Alors, Transformers 2, meilleur ou moins bien que son grand frère?
Et bien, si l'on excepte le manque total d'âme de ce nouveau spectacle, la réalisation nettement plus lisible du père Bay et son côté film d'aventures -du pauvre- auraient tendance à me faire répondre par l'affirmative.
Pour autant, il ne faut pas s'attendre à autre chose qu'à une grosse tambouille dont la digestion dépendra avant tout de la réactivité de votre estomac!
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Les tas de féraille sont de retour, toujours sous la houlette du Monsieur Propre du blockbuster américain, Michael Bay. Plus axé aventure que son prédécesseur, cette nouvelle séance de bourrinage ne réserve quasiment aucune surprise, tout ayant été calculé pour plaire au plus grand nombre. Avec quelques bons croques-monsieur copieusement arrosés, tout ça devrait néanmoins passer sans trop de douleur!


Note: 11/20

# Enviado em Sexta 26 Junho 2009 11:21

Modificado em Sexta 26 Junho 2009 12:54