________________________________________Jack Burton accompagne son ami Wang Chi à l'aéroport de San Fransisco afin d'accueillir Miao Yin, la fiancée de ce dernier. Mais Miao Yin est convoitée par Lo Pan, un puissant sorcier désincarné qui pense pouvoir récupérer son enveloppe charnelle en épousant une chinoise aux yeux verts. Jack, simple camionneur, se retrouve au c½ur de Chinatown, au beau milieu d'une lutte surnaturelle entre les puissances du Bien et du Mal orientales.
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L'½uvre de John Carpenter constitue un ensemble dont la variété a de quoi étonner, surtout pour quiconque souhaite l'appréhender dans sa globalité. Faite de haut (la majeure partie) et de crus moyens ; de films plus ou moins effrayants, plus ou moins satiriques, plus ou moins conservateurs, plus ou moins grand public, elle dénote une volonté de diversification salutaire, le cinéaste étant tout sauf le genre d'auteur sur lequel on peut poser une étiquette. Sorte de récréation joyeusement débridée dans laquelle il ne faut chercher aucune vraisemblance ni aucune espèce de revendication sociale, Les Aventures de Jack Burton dans les griffes du Mandarin est à prendre pour ce qu'il est : un divertissement sans aucune conséquence dont le seul but affiché est le fun.
Kurt Russell (Jack Burton) n'est jamais aussi bon que lorsqu'il est dirigé par le maître! Après avoir campé un Snake Plissken criant de vérité et un R.J. MacReady dont la paranoïa nous avait glacé le sang, le comédien s'attaque à un registre plus léger avec ce rôle de camionneur macho et sympathique parti à la recherche de son camion chéri, prisonnier dans les bas-fonds de Chinatown. Un rôle qui lui va comme un gant, l'acteur faisant preuve d'une fantaisie qu'on ne lui connaissait pas, parfait dans le débardeur d'un globe-trotter gauche, mais courageux confronté à un monde rempli de mystères et de sortilèges totalement hermétiques pour un occidental pure souche comme lui. Tricotant une BD nerveuse riche en bastons, en mythes - le personnage de Lo Pan n'a rien de folklorique dans l'histoire chinoise - et en figures excentriques, le réalisateur paie ainsi son tribut au cinéma asiatique dont il est fan depuis des lustres, s'affirmant encore une fois comme le précurseur qu'il a toujours été, quelques (grosses) années avant les Tarantino et compagnie. Moins rigoureux, mais plus décontracté qu'un Indiana Jones, ce film d'aventures n'est sans doute pas le plus réussi de l'½uvre du cinéaste ; il n'empêche, il dégage une telle pêche et une telle sincérité qu'il emporte tout sur son passage... un peu comme un truck roulant à toute berzingue sur l'autoroute! Quel dommage que le box-office l'ait boudé de cette manière (budget : 25 millions de dollars, recettes : 11 millions ; oui, on peut appeler ça un four), plongeant son concepteur dans une profonde consternation quant à son avenir avec les studios hollywoodiens. La suite, les aficionados la connaissent sur le bout des doigts : retour à la case série B avec Prince des ténèbres et Invasion Los Angeles.
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John Carpenter s'est fait plaisir avec ce divertissement musclé qui lui permet de retrouver l'un de ses acteurs fétiches, l'excellent Kurt Russell, impayable en aventurier des temps modernes maladroit et bienveillant confronté à un univers insondable dont il n'avait jamais eu vent. Sans se hisser au niveau des grands classiques de l'auteur tels Halloween ou Fog, cette petite parenthèse bourrée jusqu'à la gueule de bastons vitaminées et de décors rutilants ne fait pas tache au sein d'une filmo souvent passionnante !











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seb-movie, Posté le mardi 16 août 2011 01:16
très bon film