SLASHER : J'AI PAS INVENTE LE FIL A COUPER LE BEURRE!
Les "milieux de gamme", des élèves appliqués à qui il ne manquait parfois pas grand chose pour devenir des grands. Allez, on ne se décourage pas!
----> Le bal de l'horreur (1980, Paul Lynch): Un second couteau qui n'existe que grâce et pour Jamie Lee Curtis (encore elle!), reconvertie pour l'occasion en danseuse disco. A peu près regardable mais terriblement daté et nonchalant!
----> Le monstre du train (1981, Roger Spottiswoode): Au tout début des années 80, la sublime Jamie Lee Curtis n'en finit plus de s'illustrer dans le genre, devenant bien malgré elle la figure emblématique de la "Scream-Queen" (la reine des hurleuses). Un peu mou du genou, ce modeste slasher vaut surtout pour son superbe final et la révélation du visage de l'assassin, laquelle a le mérite de créer une surprise bigrement inattendue! Assez sympa.
----> Meurtres à la St-Valentin (1981, Georges Mihalka): Très influencé par le Halloween de Carpenter, Meurtres à la St-Valentin vaut surtout pour ses décors miniers et la tronche de son tueur en série, Harry Warden, plutôt impressionnant dans ses vêtements de mineur. Mais si vous avez le choix, je ne saurai que trop vous conseiller de vous ruer sur son remake, pour une fois largement meilleur!
----> Vendredi 13 Chap 2 et 3 (1981et 1982, Steve Miner): La formule se met doucettement en place: un boogeyman impassible au QI de moule, des djeunz qui prennent visiblement beaucoup de plaisir à se faire découper en petits morceaux, un bout de forêt pour faire champêtre, des petites culottes humides et des mâles tourmentés par leurs hormones. Sauf que contrairement aux épisodes suivants, ça reste encore à peu près regardable. J'ai bien dis à peu près!
---->The House on Sorority Row (1983, Mark Rosman) : Peu de sang, un scénario sympathique qui a notamment inspiré Souviens-toi l'été dernier, une mise en scène correcte et un final assez inattendu: voici donc un outsider qui a quelques cartes à abattre! Un remake est d'ailleurs prévu pour la rentrée 2009.
----> Les griffes du cauchemar (1987, Chuck Russell): Les Griffes de la nuit: part three. Malgré un gros coup de vieux (les FX n'ont pas résisté à l'épreuve du temps), on ne fera pas trop la fine bouche devant ce film plaisant dans lequel le boucher d'Elm Street s'en donne une nouvelle fois à coeur joie! Pour le plus grand plaisir de ses nombreux fans, cela va sans dire.
----> Urban Legend (1998, Jamie Blanks): Dans le sillage de Scream, ce slasher à la mise en scène virtuose nous offre un spectacle sanglant qui tient plutôt bien la route malgré un manque flagrant d'originalité. C'est aussi la naissance d'un nouveau détraqué notoire vêtu pour l'occasion d'une très seyante parka-esquimau! Classique mais bien fait.
----> Mortelle St-Valentin (2001, Jamie Blanks): Pratiquement à l'agonie et en quête d'un nouveau souffle, le slasher accouche d'un énième avatar avec ce film paresseux qui nous refait le coup de la St-Valentin! La fin d'une époque. On se reprend!
---->The Pool (2001, Boris von Sychowski): Un slasher allemand, ça vous dit? Tourné à Prague, cet énième ersatz ne risque pas de chambouler nos habitudes! Des jeunes BCBG qui ne pensent qu'à picoler et à se taper des minettes, un tueur qui recycle le masque de Scream, un scénar qui n'a pas inventé la poudre (ok, c'est un slasher mais tout de même): seuls la dite piscine et quelques séquences stressantes réussissent à faire passer la pilule. Encore une fois.
----> Jason X (2002, James Isaac): Et de dix épisodes! Après une longue pause, Jason (cryogénisé pour marquer le coup) revient à ce qu'il sait faire de mieux: le découpage de jeunes débiles. Mieux réalisé que les autres, cet opus fun et joyeusement gore n'engendre pas la mélancolie!
----> Venom (2005, Jim Gillespie): le réalisateur de Souviens-toi l'été dernier ne s'est pas trop foulé, accouchant d'un film un peu balourd à mi-chemin entre le slasher et le survival! Néanmoins, en laissant son cerveau au vestiaire et en se contentant d'admirer les splendides décors marécageux de la Louisiane, on peut éventuellement se laisser piéger.
----> Terreur sur la ligne (2005, Simon West): Remake d'un nanar poussiéreux des seventies, ce slasher commercial est loin de faire l'unanimité parmi les fans du genre, nombreux lui reprochant son aspect ultra-lisse! Pourtant, le sex-appeal de sa jeune héroïne (délicieuse Camilla Belle) et la beauté de ses décors assurent un spectacle tout à fait agréable à regarder!
---->La maison de cire (2005, Jaume Collet-Serra): 50% survival, 50% slasher, La maison de cire joue à fond la carte du glauque et du sanguinolent pour un résultat solide et prenant. Avec la reine des chihuahuas, miss Paris Hilton!
---->Hatchet (2007, Adam Green): Minuscule budget pour ce comico-slasher à l'ancienne qui gicle abondamment (Victor Crowley, la créature du bayou, ferait passer Jason pour un pied-tendre!). Dommage pour la fin débile à la Motel qui stoppe brutalement notre (petit) plaisir.
A SUIVRE DEMAIN:
SLASHER : SECONDS ET TROISIEMES COUTEAUX! LE BAS DU PANIER