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Retrospective James Bond

Retrospective James Bond
Pour fêter la sortie du nouveau James Bond, Quantum of solace, je vous propose un petit récapitulatif de l'ensemble de la saga officielle, soit 22 films. Les deux "intrus" que constituent Casino Royale (la version de 1967) et Jamais plus jamais (1983, Irwin Kershner) ne figurent bien évidemment pas sur cette liste!

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1) JAMES BOND CONTRE DR NO (1962, Terence Young)

Box-office $59,600,000
Budget $1,000,000


Pour sa première incursion dans l'univers de Ian Flemming, on peut dire que l'inexpérimenté Sean Connery se montre sacrément à l'aise! Charismatique, classieux, violent, misogyne, il personnifie un Bond parfaitement crédible qui entraîne le spectateur dans une suite d'aventures particulièrement dépaysantes. Si les scènes d'action ont un peu vieilli (logique vu l'âge du film), la mise en scène et l'efficacité du script n'ont quant à elles pas prises une seule ride. Tous les éléments "Bondiens" sont déjà présents: les décors paradisiaques, les bagarres, les gadgets, le SPECTRE (la fameuse organisation criminelle que l'on retrouve dans la quasi-totalité des premiers épisodes), le personnage de la pipelette Moneypenny (Lois Maxwell), la fameuse réplique "My name is Bond, James Bond", le thème musical signé John Barry et bien évidemment, les incontournables James Bond Girls. A ce titre, comment pourrait-on oublier la divine apparition d'Ursula Andress sortant à moitié nue de l'océan? Au final, James Bond contre Dr No peut-être considéré comme l'un des meilleurs films d'espionnage de tous les temps!

--->BONDOMETRE: 91%<---


2) BONS BAISERS DE RUSSIE (1963, Terence Young)

Box-office $78,900,000
Budget $2,500,000


Après le méga carton de Dr No, Albert R. Broccoli nous offre l'un des James Bond les plus connus de la période Sean Connery: Bons baisers de Russie. Méticuleusement mis en scène par Terence Young, il marque la première apparition d'un personnage culte de la saga: le fameux Q (Desmond Llewelyn), le monsieur gadget de la série. L'action (magnifique ballet final en hors-bords), les gadgets (la fameuse mallette piégée de 007), son ambiance hitchcockienne, ses méchants (Grant alias Robert Shaw) et bien évidemment l'impitoyable Sean Connery assurent le spectacle!

--->BONDOMETRE: 85%<---


3) GOLDFINGER (1964, Guy Hamilton)

Box-office $124,900,000
Budget $3,500,000


Changement de réalisateur (Guy Hamilton en lieu et place de Terence Young) pour se troisième volet qui connut un succès fulgurant lors de sa sortie en 1964. Plus d'action, plus de budget, un méchant d'anthologie (l'immense et volubile Gert Fröbe ), des décors pharaoniques (la réserve d'or de Fort Knox est criante de vérité), des scènes d'action et des gadgets inoubliables (la fameuse Aston Martin DB5 suréquipée!) et un Sean Connery qui assouplit progressivement son personnage de Bond. Un classique et l'un des meilleurs opus de la saga, toute époque confondue!

--->BONDOMETRE: 90%<---


4) OPERATION TONNERRE (1965, Terence Young)

Box-office $141,200,000
Budget $5,600,000


De nouveau entre les mains de Terence Young, le papa de Dr No, Opération Tonnerre poursuit sur la lancée mégalo amorcée par Goldfinger et sacre définitivement la saga comme la nouvelle reine du cinéma d'action! Le soin extrême apporté aux séquences mouvementées et à la beauté des décors (le tournage s'est principalement déroulé à Nassau) concourrent à faire de cet opus l'un des plus esthétiques et enchanteurs de la saga. Au rayon beauté, signalons également la participation de l'ancienne miss France, Claudine Auger, craquante en bikini! En somme, que du bonheur pour les Bondomaniaques!

--->BONDOMETRE: 85%<---


5) ON NE VIT QUE DEUX FOIS (1967, Lewis Gilbert)

Box-office $111,600,000
Budget $9,500,000


Premier James Bond a dévier fortement du roman de Ian Flemming, On ne vit que deux fois marque aussi le premier tassement dans l'inspiration de la saga, un peu prisonnière de la surenchère dans laquelle elle s'est embourbée depuis deux épisodes. Malgré un scénario signé Roald Dahl (Charlie et la chocolaterie) et des décors lunaires rutilants à souhait, cet opus ne séduit pas autant que les autres, la routine commençant à prendre le dessus, personnage de James Bond y compris. Une demi-réussite ou un demi-ratage, au choix.

--->BONDOMETRE: 70%<---


6) AU SERVICE SECRET DE SA MAJESTE (1969, Peter Hunt)

Box-office $87,400,000
Budget $7,000,000


Petit séisme dans la tradition Bondienne, le roi Sean Connery, de plus en plus capricieux et hors de prix, abdique au profit de l'acteur australien George Lazenby. Et contrairement à ce que l'on pouvait penser, on n'y perd pas au change, Lazenby campant un Bond tout aussi convaincant et subtil! Transcendé par la mise en scène moderne et survitaminée de Peter Hunt, jusqu'alors monteur sur les premiers épisodes, ce Bond redresse la barre et pousse la saga dans ses derniers retranchements. Cascades grisantes (dont l'une des plus belles et longues poursuites à skis de l'histoire du cinéma), un James Bond plus romantique (le bougre se marie même à la fin, du jamais-vu!), une héroïne tout bonnement délicieuse (Diana "Chapeau melon et bottes de cuir" Rigg), un méchant impitoyable (Telly Savalas), des décors alpins plus vrais que nature, sans oublier un pétaradant feu d'artifice final dans la poudreuse. L'un des meilleurs épisodes des aventures de 007, qu'on se le dise!

--->BONDOMETRE: 90%<---


7) LES DIAMANTS SONT ETERNELS (1971, Guy Hamilton)

Box-office $116,000,000
Budget $7,200,000


Pour quelques dollars de plus (exactement 1,25 millions de dollars, une somme pour l'époque!), Sean Connery accepte de revêtir une ultime fois les vêtements de celui qui lui a apporté gloire et fortune, l'agent 007. Malgré quelques jolies scènes d'action (l'incroyable course-poursuite en mustang à Las-Vegas a fait parler d'elle à l'époque) et des décors comme toujours impeccables, le coeur n'y est plus, l'épisode, plutôt narcissique, accumulant les longueurs et les lourdeurs. Même Connery (pour la première fois "moumouté") semble s'ennuyer, c'est dire. Du changement, vite!

--->BONDOMETRE: 65%<---


8) VIVRE ET LAISSER MOURIR (1973, Guy Hamilton)

Box-office $161,800,000
Budget $7,000,000


Premier James Bond avec Roger Moore (Le saint, amicalement votre), Vivre et laisser mourir se démarque des précédents par sa relative simplicité (il y a moins de gadgets et pour cause, Q est absent!) et par son aspect un peu plus fantastique, le vaudou y occupant une place prépondérante. Malgré un aspect plus réaliste, certaines cascades crèvent l'écran, notamment une formidable poursuite en bateau avec l'un des sauts les plus impressionnants de l'histoire du cinéma. Un spectacle plaisant, même si Roger Moore a bien du mal à se hisser au niveau de ses deux prédécesseurs!

--->BONDOMETRE: 70%<---


9) L'HOMME AU PISTOLET D'OR (1974 Guy Hamilton)

Box-office $97,600,000
Budget $7,000,000


Les choses se gâtent avec cet épisode que je considère comme le plus mauvais des 22! Malgré la présence du grand Christopher Lee dans le rôle du tueur à gage Scaramanga, la série pique de nouveau du nez et nous offre un James Bond du pauvre peu inspiré et mou du genou. Manque de budget ou manque d'idées? Un peu des deux malheureusement. Pas bien grave, la révolution attendue aura lieu deux ans plus tard!

--->BONDOMETRE: 60%<---


10) L'ESPION QUI M'AIMAIT (1977, Lewis Gilbert)

Box-office $185,400,000
Budget $14,000,000


Après deux films plutôt décevants en terme d'inspiration, voici venu le temps de la résurrection pour notre agent secret préféré! Beaucoup plus à l'aise dans la peau de James Bond, Roger Moore trouve enfin ses marques, entre humour décalé et décontraction. C'est aussi l'ère de la mégalomanie pour la saga qui se paie ce qu'il y a de plus fou à l'époque: une Lotus amphibie révolutionnaire, un pétrolier colossal, des scènes sous-marines féeriques, bref, tout ce qui peut en mettre plein les mirettes! Le casting n'est pas en reste: Richard Kiel -alias "le requin"-, Barbara Bach et le talentueux Curd Jurgens épaulant très efficacement notre héros. Tout ça pour dire que cet Espion qui m'aimait là est un must de la saga!

--->BONDOMETRE: 86%<---


11) MOONRAKER (1979, Lewis Gilbert)

Box-office $210,300,000
Budget $34,000,000


"Le monde ne suffit pas": La Terre étant devenu visiblement trop petite pour l'ami 007, les producteurs décident de l'envoyer en orbite dans l'espace! La guerre des étoiles revisitée? Oui, on peut dire ça. Bénéficiant du plus gros budget jamais accordé à un épisode (soit 34 fois celui de Dr No!), Moonraker entraîne James Bond sur les traces d'Hugo Drax (l'hyper-guindé Michael Lonsdale), un scientifique qui n'a qu'une seule obsession: créer une nouvelle race de superhommes! Même si certains effets spéciaux ont pris un gros coup de vieux (les incrustations de la séquence en téléphérique font un peu pitié de nos jours), cet opus s'avère tout aussi dépaysant qu'agréable à suivre. Encore un immense succès pour Bond, visiblement aussi à l'aise dans les étoiles que sur Terre!

--->BONDOMETRE: 80%<---


12) RIEN QUE POUR VOS YEUX (1981, John Glen)

Box-office $195,300,000
Budget $28,000,000


Nouveau réalisateur (John Glen, qui restera aux commandes jusqu'à Permis de Tuer) pour cet épisode qui se veut beaucoup plus sobre et réaliste que le décoiffant Moonraker! Pour autant, la recette ne bouge pas d'un iota: jolies filles (Carole Bouquet en James Bond girl, incroyable, non?),cascades à gogo (l'inoubliable course-poursuite en deudeuche), décors de rêve, un scénario pittoresque qui nous entraîne aux quatre coins du globe etc etc Evidemment, les puristes de Flemming n'ont pas finir de regretter la grande classe des premiers épisodes...mais ça, c'est un autre débat!

--->BONDOMETRE: 77%<---


13) OCTOPUSSY (1983, John Glen)

Box-office $187,500,000
Budget $27,500,000


L'année 1983 marque un tournant important dans l'histoire de James Bond. En effet, pour la première fois, deux épisodes sont en concurrence: Octopussy et Jamais Plus jamais (qui fête le retour épisodique de Sean Connery!), produit par un studio rival! Avec le recul, force est de constater que c'est bel et bien l'opus officiel qui a le mieux vieilli du lot. Rien de bien nouveau dans ce sixième film avec Roger Moore mais une volonté de perpétuer une certaine tradition qui fait toujours plaisir à voir. La composition du français Louis Jourdan ne manque pas de force, tout comme la prestation sensuelle de la belle Maud Adams, une James Bond girl qui avait déjà officié dans le peu reluisant Homme au pistolet d'or. Du cousu-main de qualité qui trouve son apogée dans un final aérien de toute beauté!

--->BONDOMETRE: 81%<---


14) DANGEREUSEMENT VOTRE (1985, John Glen)

Box-office $152,400,000
Budget $30,000,000


Dernier James Bond avec Roger Moore, alors âgé de 58 ans, Dangereusement votre ne possède ni le charme ni le dynamisme des épisodes précédents. A force de se répéter et de refuser se remettre en question, la saga commence même à sentir le roussi! Alors, malgré un couple de méchants d'anthologie (Christopher Walken, Grace Jones) et une trépidante poursuite au coeur de la Tour Eiffel, ce volet n'apporte strictement rien de plus à la série. Les carottes sont cuites? Non, pas tout à fait!

--->BONDOMETRE: 74%<---


15) TUER N'EST PAS JOUER (1987, John Glen)

Box-office $191,200,000
Budget $40,000,000


Peut-être bien mon Bond préféré! Remplaçant au pied levé un Roger Moore vieillissant, l'acteur shakespearien Timothy Dalton se glisse avec une étonnante facilité dans les vêtements de 007, lui apportant un côté plus fragile et humain. Mais que les amateurs d'action se rassurent, Bond reste fidèle à lui-même et nous propose un savant cocktail de cascades et d'espionnage dans la plus pure tradition du genre. Belle photo, ambiance prenante, des personnages plus fouillés que d'habitude, une Bond girl irrésistible (Mariam d'Abo), des méchants qui crèvent l'écran (Jeroen Krabbé), ce nouveau James Bond renouvelle avec brio les bases de la saga! C'est aussi le dernier épisode à mettre en exergue sur le bloc de l'Est avant son effondrement. Du sang neuf pour la série, il était temps!

--->BONDOMETRE: 92%<---


16) PERMIS DE TUER (1989, John Glen)

Box-office $156,200,000
Budget $42,000,000


A l'époque de sa sortie, cette nouvelle aventure de l'agent 007 se veut résolument plus moderne et violente que la précédente. Exit l'espionnage hérité de la guerre froide: place au trafic de drogue international, beaucoup plus en phase avec son époque! Pour autant, même si le film opère quelques changements étonnants (le sang coule plus que d'habitude, 007 perd son fameux permis de tuer), l'essentiel a su être préservé: des cascades spectaculaire (la poursuite finale en camions américains est sans doute le truc le plus fou qui a jamais été couché sur pellicule), des décors exotiques, un méchant plus hard que d'habitude (Robert Davy, excellent dans la peau d'un trafiquant de drogue tout aussi loyal qu'impitoyable), des filles de rêve (Carey Lowell-alias madame Richard Gere, Talisa Soto) et un Timothy Dalton une nouvelle fois fort à son affaire. En bref, une recette qui a fait ses preuves et qui tourne une nouvelle fois à plein régime pour notre plus grand plaisir!

--->BONDOMETRE: 90%<---


17) GOLDENEYE (1995, Martin Campbell)

Box-office $353,400,000
Budget $60,000,000


Après les résultats quelque peu décevants de Permis de Tuer, les producteurs ont pris leur temps, souhaitant redorer le blason d'une série qui semblait avoir bien du mal à passer le cap de la fin du millénaire. Hormis un nouvel acteur, le très british Pierce Brosnan et un nouveau réalisateur, Martin Campbell, on ne peut pourtant pas dire que Goldeneye révolutionne la franchise! Le scénario, typiquement Bondien, les JB Girls, les habituelles cascades, le méchant et autres bons mots donnant une impression de déjà vue. Mais peu importe, ce James Bond est finalement réussi. Même si Brosnan sera bien plus à l'aise sur les opus suivants, sa première percée dans l'univers de 007 est tout à fait convaincante. A lui seul, il cumule les qualités des autres acteurs, la classe de Connery, la décontraction de Moore et la côté plus délicat d'un Dalton. Si l'histoire est finalement assez passe-partout, les scènes d'action, magistrales et parfaitement filmées par Martin Campbell, n'en finissent plus de nous éblouir, au même titre que les magnifiques James Bond Girls, Izabella Scorupco et Famke Janssen, de vraies beautés dans la plus pure tradition Bondienne. Au final, Goldeneye s'impose sans souci comme un excellent divertissement qui a parfaitement su gérer la fin du bloc Soviétique et redonner un second souffle aux aventures de l'espion Anglais!

--->BONDOMETRE: 85%<---


18) DEMAIN NE MEURT JAMAIS (1997, Roger Spottiswoode)

Box-office $346,600,000
Budget $110,000,000


Profitant des excellents résultats au box-office du film précédent, les producteurs doublent le budget sur Demain ne meurt jamais! Première conséquence, les scènes d'action atteignent des sommets de folie et de pyrotechnie, repoussant les limites de l'impossible. Il y a tellement de morceaux de bravoure qu'il est difficile de les énumérer en totalité. Allez, en vrac et de mémoire: une renversante séquence de poursuite à moto, un combat époustouflant entre deux mirages, une course poursuite en BMW, la mise à sac d'un immense cargot...
Petit couac, le film mise tellement sur l'action et le spectaculaire qu'il a un peu tendance à mettre de côté ses personnages! Excellent donc, à condition de ne pas être allergique à son côté bourrin et américanisé.

--->BONDOMETRE: 82%<---


19) LE MONDE NE SUFFIT PAS (1999, Michael Apted)

Box-office $390,000,000
Budget $135,000,000


Plus traditionnel et pondéré que le tonitruant Demain ne meurt jamais (Michael Apted n'est de toute façon guère réputé pour être un cinéaste d'action!), Le monde ne suffit pas bénéficie une nouvelle fois du savoir-faire de vieux professionnels qui n'ont de toute façon plus grand chose à prouver. Si le côté psychologique est un peu plus poussé que d'habitude (le couple Sophie Marceau/ Robert Carlyle nous donne même un peu de fil à retordre), la série reste fidèle à elle-même avec son lot de séquences décoiffantes (dont un pré-générique qui établit un nouveau record de durée) et de passages obligés. Aux côtés d'un Pierce Brosnan une nouvelle fois irrésistible d'élégance (ce mec là porte le costard comme personne) et de drôlerie se distingue une James Bond girl aussi belle qu'insipide, la bustée Denise Richards. Classique et de bon goût!

--->BONDOMETRE: 82%<---


20) MEURS UN AUTRE JOUR (2002, Lee Tamahori)

Box-office $456,000,000
Budget $142,000,000


Quatrième et ultime James Bond avec Pierce Brosnan (on va le regretter), Meurs un autre jour se veut un peu plus moderne et sombre que les autres, sans doute sous l'impulsion du réalisateur Lee Tamahori. Si les éléments habituels de la saga sont présents, on dénote tout de même quelques changements notables comme le personnage de la James Bond girl (la sexy Halle Berry), désormais l'alter ego de Bond, ou bien encore un prologue bien plus violent que d'habitude qui nous présente un 007 passé à tabac par ses ravisseurs! La mise en scène, plus contemporaine (ralentis, montage surdécoupé) profite elle-aussi de ce lifting général. Une nouvelle fois, la beauté des décors (le palais de glace!) et la maîtrise des scènes d'action laissent pantois.

--->BONDOMETRE: 81%<---


21) CASINO ROYALE (2006, Martin Campbell)

Box-office $594,293,106
Budget $140,000,000


Premier constat: pour sa première apparition dans la peau de 007, Daniel Craig a parfaitement su s'approprier le personnage, proposant quelque chose de neuf et surtout de totalement inédit! Campant un Bond à la fois plus violent et vulnérable, il renoue brillamment avec l'ambiance tendue des romans de Fleming, faisant de l'agent secret un personnage à la fois ambigu et attachant. Autre chamboulement de taille, la James Bond girl! Exit les bimbos un peu nunuches sur les bords, Eva Green incarnant avec une grande assurance une jeune femme moderne tout aussi cynique que futée. Même si le film demeure bel et bien un James Bond dans l'âme, force est de constater qu'on est ici bien plus proche d'un Bon baisers de Russie que d'un Demain ne meurt Jamais! Ce qui signifie que les fanatiques de scènes d'action spectaculaires peuvent passer leur chemin, le film se montrant relativement modéré en la matière! Il y a bien une ou deux cascades impressionnantes (dont une superbe course-poursuite à pieds en guise d'ouverture), mais rien en comparaison de ce que proposaient les derniers volets de la saga. Plus cérébral que d'habitude, Casino Royale s'impose donc comme un excellent cru qui défriche brillamment le terrain pour les volets à suivre!

--->BONDOMETRE: 87%<---


22) QUANTUM OF SOLACE (2008, Marc Forster)

Budget $230,000,000

Tout ça pour ça!
230 millions de dollars jetés par la fenêtre pour un résultat qui n'arrive même pas à la cheville d'un "petit" budget Bondien des années 80! 1H40 qui paraissent en durer le double. N'y aurait-il pas tromperie sur la marchandise? Première déconvenue: la séquence d'ouverture ne dure que 4 minutes! 4 petites minutes durant lesquelles Marc Forster fait mumuse avec sa caméra et nous inflige des plans vomotifs qui nous donnent envie de foutre le camp. Second désappointement : est-ce que je regarde un James Bond ou le nouvel épisode de l'affreuse saga de la Vengeance dans la peau? Purée, où sont passés l'élégance des décors, l'humour, la verve des seconds rôles (Q revient!) et ce petit côté typiquement british qui donnait ce cachet si particulier à la série? Tout est froid, déshumanisé, austère, personnage de 007 compris (autant Daniel Craig m'avait enchanté dans Casino Royale, autant son petit numéro de brute épaisse m'a très rapidement gavé ici). Du passé glorieux Bondien ne subsistent que quelques scènes d'action brouillonnes qui sauvent parfois les meubles, une Bond girl passe partout qu'on aura de toute façon oublié dans deux ans (Olga Kurylenko), un méchant qui ne restera pas non plus dans les annales de 007 (le français Mathieu Amalric) et quelques zolis décors de toute façon bien moins luxuriants qu'auparavant. Triste fin pour un héros qui avait réussi à repousser la date de péremption pendant plus de quarante ans...

--->BONDOMETRE: 66%<---


# Enviado em Quinta 30 Outubro 2008 08:58

Modificado em Quarta 01 Abril 2009 12:31

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