Louis de Funès est né à Courbevoie le 31 juillet 1914. Ses parents sont tous deux des espagnols immigrés en France. Avant de devenir l'immense star que l'on connaît, il a exercé des dizaines de métiers mais seul le piano jazz l'intéresse. Il se fait d'ailleurs engagé comme pianiste dans de nombreux bars dès 1936. Il y remporte un franc succès et en profite pour élaborer les personnages que l'on a l'habitude de voir au cinéma.
Grâce à Daniel Gelin, il décroche un petit rôle au théâtre dans L'Amant de paille (1945) de Marc-Gilbert Sauvageon. C'est Gélin, toujours, qui le fait débuter au cinéma dans La Tentation de Barbizon (1945) où son rôle se résume à ouvrir une porte!
Jusqu'en 1954, il tourne dans une cinquantaine de films mais est systématiquement cantonné aux seconds rôles. Il se fait cependant remarquer dans Ah les belles bacchantes de Robert Dhéry, Poisson d'avril, Papa Maman la bonne et moi ou bien encore Le mouton à cinq pattes, films qui lui permettent de se rôder et d'élaborer des personnages excentriques qui crèvent l'écran.
Il faudra attendre 1956 pour qu'il accède enfin à des rôles plus étoffés. Cette année là, il tourne dans l'immense La traversée de Paris d'Autant-Lara. En 1957, il explose dans Ni vu, ni connu d'Yves Robert, un film certes modeste mais qui lui permet de se faire remarquer par le public et les critiques. Les films suivants sont loin d'être remarquables (Mon pote le gitan, Carambolages sont de piètre qualité) mais patience, la reconnaissance pointe doucement le bout de son nez.
En 1963, le fameux Pouic-pouic consacre enfin Louis De Funès comme LA nouvelle star comique française. A partir de là, les succès s'enchainent à vive allure: Le gendarme de Saint -Tropez (1964), Le Corniaud (1964), La grande Vadrouille (1966), Oscar (1968), Hibernatus (1969), La folie des grandeurs (1971), Les aventures de Rabbi Jacob (1973), tous des cartons au box-office.
En 1974, alors que De Funès s'apprête à tourner Le crocodile avec son fidèle complice Gérard Oury, il est victime d'un infarctus qui le forcera à s'absenter des écrans pendant deux ans. Après une longue période de convalescence plus ou moins forcée, L'Aile ou la cuisse (1976, Claude Zidi) le remet en selle, l'immense succès rencontré par le long-métrage prouvant que le public n'avait pas oublié l'acteur!
Suivront la Zizanie (toujours signé Zidi) puis Le gendarme et les extra-terrestres, l'Avare, La soupe au choux et enfin, son dernier film, le médiocre Gendarme et les gendarmettes, totalement indigne de son talent.
Louis de Funès meurt le 27 janvier 1983.
Il repose aujourd'hui dans un monument du cimetière du Cellier.
