Sommaire

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¤ Film revu récemment ¤

Mon beau-père et moi
(2000, Jay Roach)

Comédie à l'ancienne charmante bien qu'un peu molle qui repose sur un affrontement Ben Stiller/Robert de Niro tout à fait savoureux! Si on ne rit pas forcément à gorge déployée, on apprécie néanmoins le soin apporté aux gags et l'absence totale de vulgarité. Un troisième épisode doit d'ailleurs voir le jour très prochainement.


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--->NOUVEAUX AVIS<---

2012
Vertige
Mes dix films d'horreur de chevet
La mort aux trousses
Public enemies

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--->DOSSIERS<---

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--->FILMS<---

0-9

Les 4 Fantastiques
10 000
2012
20 000 lieues sous les mers
30 jours de nuit
Les 39 marches
88 minutes

A
A coeur ouvert
A perfect getaway
Aliens, le retour
L'amie mortelle
Amityville
Angles d'attaque
Antitrust
L'antre de la folie
Appelez-moi Dave
Aquarius
Arrête-moi si tu peux
Astérix aux Jeux Olympiques
L'auberge rouge
Assaut
Au service secret de sa Majesté
Awake

B
La baie sanglante
Le bal de l'horreur
Le Bal des vampires
Benjamin Gates et le Livre des Secrets
Benjamin Gates et le trésor des templiers
Black Dog
Bleu d'enfer
Body Bags
Body double
Le Bon, la brute et le cinglé
Boulevard de la mort
Bound
Breakdown
Brice de Nice
Bruce tout-puissant

C
C'était demain
Cash express
Casino Royale
Chambre 1408
Charlie et la chocolaterie (2005)
Charlie et la chocolaterie (1971)
Le chat à neuf queues
Les Chasses du comte Zaroff
Le Chien des Baskerville
Chucky, la poupée de sang
La cité de la peur
Click
Clones
Cloverfield
Coast Guards
Cold Prey
Cold Prey 2
Commando
Les compères
Le contrat
Contre-enquête
Conversation secrète
Cours Lola, cours
Coyote girls
Crimes à Oxford
Cujo

D
Danger : Diabolik !
Demain ne meurt jamais
Démineurs
Les démons de la nuit
Les dents de la mer
Destination finale
Destination finale 2
Destination finale 3
Destination finale 4
Détour mortel
Deux flics à Miami
Les Deux orphelines vampires
Le diable s'habille en Prada
Diary of the Dead
Die Hard 3: Une journée en enfer
Die Hard 4
Les dieux sont tombés sur la tête
District 9
Les dix commandements
Doomsday
Double impact
Les douze salopards


E
Ed Wood
L'effaceur
L'emmurée vivante
L'Emprise des ténèbres
En Quarantaine
Endiablé
Envoyés très spéciaux
L'étrange créature du lac noir
L'étrange histoire de Benjamin Button
Evan tout puissant
The eye

F
Fantômes contre fantômes
Fantômas
Le Fantôme de l'Opéra (Dario Argento)
Le Fantôme de l'Opéra (Dwight H. Little)
La femme du boulanger
Les Femmes de ses rêves
Fenêtre secrète
Fenêtre sur cour
Fenêtre sur pacifique
La ferme de la terreur
La fièvre au corps
Le flic de Beverly Hills 2
Fog
La folie des grandeurs
Frankenstein Junior
Frantic
Frayeurs
Freddy sort de la nuit
Les frissons de l'angoisse
From Hell
Le Fugitif
La fureur du dragon

G
The Game
Le gendarme de St Tropez
Ghost Rider
Giallo
Goldeneye
Le goût de la vie
Les griffes de la nuit
La guerre des mondes

H
Halloween: la saga
Hancock
L'Heure zéro
Hidden
Une histoire vraie
The Host
House

I
L'Ile de Nim
L'Illusionniste
L'impasse
L'incroyable Hulk
L'Incroyable destin de Harold Crick
Indiana Jones et la dernière croisade
Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal
Indiana Jones et le temple maudit
Inferno
Invasion
L'invasion des profanateurs de sépultures
Invasion Los-Angeles
Iron Maiden: Flight 666
Iron man


J
Jackpot
Jeu d'enfant
Je suis une légende
Jo
Johnny English
Le jour où la Terre s'arrêta
Jumanji
Jurassic Park

K
Kaw
King Kong

L
Là-haut
Le Labyrinthe de Pan
Lady Chatterley
La légende de Zorro
Land of the lost
Little Miss Sunshine
Los-Angeles 2013
Le loup-garou
Les lumières de la ville

M
La Machine à explorer le temps
Madame Bovary
Magnum force
La Main du diable
Les maîtres du jeu
Mamma Mia!
Marie-Antoinette
Mary à tout prix
Marley et moi
Le masque du démon
Max la menace
Max Payne
Meurtre au 43ème étage
Meurtres à la St Valentin (original vs remake)
Mes doubles, ma femme et moi
Meurs un autre jour
Mirrors
Misery
Mission impossible 2
The Mist
La Momie: la tombe de l'Empereur Dragon
Le monde ne suffit pas
Le monde perdu
Le Monstre de l'océan rouge
Le monstre du train
Monstres contre aliens
La mort aux trousses
Mort subite
Mortelle Saint-Valentin
La mutante

N
La neuvième porte
La nuit au musée 2
La Nuit des chauves-souris

O
L'oeil du mal
L'oiseau au plumage de cristal
One missed call
Opera
Open water
Opération dragon
L'orphelinat
Oscar
OSS 117, Le Caire nid d'espions
Otage

P
Paranoïak
Les passagers
Pee Wee's big adventure
Permis de tuer
Peur bleue
Peur bleue (Renny Harlin)
Phenomena
Phénomènes
Pirates des Caraïbes, le secret du coffre maudit
Planète interdite
Planète rouge
La planète des singes
Planète terreur
Le projet Blair Witch
Prom night, le bal de l'horreur
Public enemies

Q
Quand Chuck rencontre Larry
Quantum of solace
Quatre mouches de velours gris
La quatrième dimension

R
Rambo
Razorback
Rec
Resident evil: Extinction
Retour vers le futur
Retour vers le futur 2
Retour vers le futur 3
Rien que pour vos cheveux
Les ripoux
Rock academy

S
Sa mère ou moi !
Saint Ange
Le salaire de la peur
Scary Movie 4
Scream: trilogie
Sexcrimes
Les 7 mercenaires
Sept vies
Seul au monde
Seule dans la nuit
Seuls two
Shakespeare in Love
Shaolin soccer
Shining
Simone
Six femmes pour l'assassin
Soleil vert
Sorority Row
Le sous-sol de la peur
Souviens-toi l'été dernier: trilogie
Soyez sympas, rembobinez!
Spartatouille
Speed 2, cap sur le danger
Sur un arbre perché
Suspiria
Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street
Le syndrome de Stendhal

T
Tarantula!
Les temps modernes
Ténèbres
Terreur sur la ligne
The Breed
The Card player
The Code
The Descent
The Faculty
The House on Sorority Row
The Marine
The Thing
Tonnerre sous les tropiques
Les tortillards
Le tour du monde en 80 jours
La tour infernale
Transformers
Transformers 2, la revanche
Trauma
La traversée de Paris
Tremors
True Lies
Twister

U
Un enfant de Calabre
Unborn
Une nuit à l'opéra
Un plan simple
Un poisson nommé Wanda
Une hache pour la lune de miel
Urban legend

V
Vampires
Les vacances de Mr Bean
Vendredi 13
Vendredi 13: la saga
Venom
Vertical limit
Vertige
Le viager
Le village des damnés
Les Visiteurs extra-terrestres
Le voleur de Bagdad
Vous aimez Hitchcock?
Voyage au centre de la terre (2008)
Le voyage de la peur

W
Wall-e
Walkyrie
Wanted: choisis ton destin
The waterboy
Wind Chill

X
XXX

Y
Yes man
Les yeux de la forêt
Les yeux sans visage

# Posté le mercredi 11 janvier 2006 03:30

Modifié le vendredi 20 novembre 2009 03:14

Les frissons de l'angoisse (1975, Dario Argento)

Les frissons de l'angoisse (1975, Dario Argento)
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Marc a assisté à un meurtre, mais un détail dont il n'arrive pas à se rappeler l'obsède. Il a beau revoir la scène des dizaines de fois, il n'arrive pas à trouver le chaînon manquant. Bien décidé à percer ce mystère, il s'improvise alors détective de fortune, essayant tant bien que mal de rassembler les pièces d'un puzzle alambiqué et cruel, quitte à à se mettre en danger. Ses investigations le mèneront bien plus loin qu'il ne l'aurait imaginé. Il sera accompagné d'une journaliste aussi farfelue que perspicace!
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PROFONDO ROSSO ou le GIALLO DES GIALLOS!

Avec le recul, Les frissons de l'angoisse s'impose définitivement comme le film avec lequel Dario Argento va se démarquer du giallo à la Mario Bava et trouver son propre style, savant mélange de thriller, de fantastique et de psychologie torturée! Par rapport à ses trois premiers films, la grande différence des frissons de l'angoisse se situe au niveau du style et du climat. C'est en effet la première fois que Dario Argento parsème un giallo d'autant d'éléments fantastiques et baroques!

A ce titre, il devient très difficile de classer le film dans une catégorie précise. Alors giallo ou film surréaliste? Un peu des deux très certainement. La photographie, saturée de couleurs, s'inscrit parfaitement dans la volonté d'Argento de s'affranchir des conventions "réalistes"! Ce qui n'empêche pas le réalisateur de reprendre bons nombres d'éléments du passé comme la silhouette du tueur, les gants en cuir, les personnages excentriques ou bien encore les fameux meurtres, des éléments indispensables à tout bon giallo qui se respecte!
Multipliant les travellings éprouvants, les décors labyrinthiques où chaque objet revêt une importance capitale, les trouvailles visuelles géniales, les images subliminales, le maestro Italien nous noie sous un flot de musique (géniale BO des Goblins!) et de bruitages percutants qui nous mettent en permanence les nerfs à vif!
La mise en scène, d'une originalité et d'un brio inégalés, le scénario, fortement teinté de Freudisme, le climat, à la frontière du fantastique, sont autant d'éléments parfaitement maîtrisés qui concourent à faire des Frissons de l'angoisse une référence du giallo.

Le brillant David Hemmings, accompagné de la farfelue Daria Nicolodi (la compagne du réalisateur à l'époque), donne un côté assez léger et décontracté au film. Il nous offre quelques scènes de comédie qui permettent de souffler un peu entre deux meurtres et autres séquences de suspense éprouvantes. On découvre d'ailleurs l'identité de l'assassin quasiment en même temps que lui. Une grosse surprise qui s'accompagne d'une ultime révélation finale assez confondante...
Mais chut, ne gâchons pas la surprise de cette ultime pirouette en forme de clin d'oeil!
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Si vous ne devez voir qu'un seul film de Dario Argento dans votre vie, n'hésitez pas une seule seconde, prenez celui-là. Il s'agit d'un chef d'oeuvre que son auteur n'a jamais réussi à égaler par la suite, même si Ténèbres le talonne de très près. Suspense, meurtres sanglants, ambiance baroque et mouvements de caméra reptiliens, l'apothéose d'un style unique en son genre!


Note: 17.5/20

# Posté le mercredi 11 janvier 2006 03:44

Modifié le mardi 18 août 2009 02:59

Charlie et la chocolaterie (2005, Tim Burton)

Charlie et la chocolaterie (2005, Tim Burton)
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Charlie, un gamin qui vit pauvrement avec sa grande famille, rêve de remporter le concours organisé par le chocolatier Willy Wonka. Ce dernier a en effet caché dans 5 de ses barres de chocolat un ticket permettant à un gosse de gagner une visite guidée de la chocolaterie, fermée depuis de longues années. Alors qu'il n'y croit plus, Charlie trouve le dernier ticket d'or par hasard. Il entreprend la visite de la chocolaterie avec son grand-père Joe. Il vont découvrir un monde merveilleux au delà de leurs plus folles espérances.
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Charlie et la chocolaterie est à coup sûr le bouquin de mon enfance, celui que j'ai presque usé à force de lectures et de relectures. C'est donc avec une certaine curiosité que j'ai visionné cette adaptation de Tim Burton, tout de même un peu anxieux de ce que j'allais y trouver.
Et j'avoue que, globalement, je n'ai pas été déçu!
Il y a bien un ou deux détails qui m'ont chiffonnés comme l'épilogue à rallonge et quelques longueurs, mais dans l'ensemble, Burton a su retrouver une bonne partie de la magie et du surréalisme du livre de Dahl.

Le personnage de Willy Wonka (Johnny Depp) séduit ou irrite de suite. Beaucoup plus dark et ambigu que dans le roman, limite gothique même, il ne fera pas l'unanimité parmi les fans de Dahl. Un parti-pris du réalisateur que je respecte même si j'ai une vision nettement plus "paternaliste" de l'homme. Ceci dit, reconnaissons que Depp s'est une nouvelle fois impliqué comme si ça vie en dépendait, toujours là où on ne l'attend pas!

Les autres protagonistes de l'aventure se montrent quant à eux beaucoup plus conservateurs. Le petit Charlie (excellent Freddie Highmore) et sa famille font honneur au livre tandis que les autres enfants sont les parfaits petits monstres qu'on imaginait. Les décors féeriques et colorés, les effets spéciaux spectaculaires, les musiques complètement barrées (mention spéciale aux Oompa Loompa et à leurs chansons hilarantes) et l'ambiance délicieusement décalée concourent à la réussite d'un film vraiment pas comme les autres!
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Tim Burton a parfaitement su recréer l'ambiance baroque et gentiment mordante du classique de Roald Dahl tout en y greffant quelques uns de ses délires visuels habituels. Résultat, sans être parfaite, cette adaptation plutôt libre séduit immédiatement grâce à la fantaisie de ses acteurs, la rutilance de ses décors et l'acidité de sa critique sociale, plus féroce qu'il n'y paraît de prime abord!


Note: 14.5/20

# Posté le mercredi 11 janvier 2006 03:47

Modifié le vendredi 03 juillet 2009 08:26

L'impasse (1993, Brian de Palma)

L'impasse (1993, Brian de Palma)
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1975, New-York. Carlito Brigante, un ancien trafiquant de drogue, est libéré de prison grâce à l'aide de David Kleinfeld, son avocat. Brigante, bien décidé à changer de vie et à se retirer du monde des affaires, achète des participations dans une boîte de nuit. Son rêve: se retirer aux Bahamas avec Gail, une femme qu'il aime passionnément et qu'il a retrouvée depuis peu. Malheureusement, ses plans sont contrariés par les bévues de son avocat.
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Dix ans après un Scarface qui ne m'avait pas enchanté des masses, L'impasse célèbre les grandes retrouvailles du tandem De Palma/ Pacino.
Al Pacino, méconnaissable sous sa barbe et son grand manteau en cuir, nous offre une prestation hors du commun, littéralement habité par son personnage d'ex-caïd en quête de rédemption.
Quant au grand Brian De Palma, il atteint ici des sommets de virtuosité et de fluidité technique, mettant son art au service d'une histoire magnifique de sensibilité et de puissance!

Méticuleusement scénarisé, le film nous conte la fin de parcours d'un ancien trafiquant de drogue bien décidé à tourner la page et à se ranger du "business". Il y a quelque chose de tragique dans le destin de ce personnage, un homme quasiment condamné dès les premières images, un peu comme si la vie refusait de lui accorder une seconde chance. Coincé entre un avocat véreux (Sean Penn) qui s'est mis dans un drôle de pétrin et d'anciens collègues de travail pour le moins envahissants, Brigante va vite comprendre que la rédemption rêvée sera loin d'être aussi facile que ça.

Entre action (fantastique poursuite finale dans la gare!) et émotion (les dernières images sont d'un lyrisme fascinant), L'impasse s'impose comme l'un des plus grands polars des années 90, un must du genre qui nous laisse la gorge nouée!
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Infiniment supérieur à Scarface, L'impasse se paie même le luxe d'être l'un des plus grands thrillers des années 90. Illuminé par la présence magistrale d'Al Pacino, impérial, et sublimé par la mise en scène virtuose du grand Brian de Palma, voici un long-métrage qui semble avoir été touché par la grâce! Un chef d'oeuvre, tout simplement.


Note: 16/20

# Posté le mercredi 11 janvier 2006 03:48

Modifié le mercredi 22 avril 2009 12:02

Duel (1971, Steven Spielberg)

Duel (1971, Steven Spielberg)
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David Mann, un automobiliste sans histoire, sillonne une petite route californienne dont il a l'habitude. Il a le malheur de doubler un camion qui se prend au jeu et qui se met à le poursuivre. David a beau tout tenter, il n'arrive pas à semer son poursuivant. Lorsque le camion essaye de le tuer, l'automobiliste se rend compte qu'il va devoir redoubler d'efforts pour sauver sa vie.
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A la base, Duel n'est qu'un modeste téléfilm diffusé sur la chaîne Américaine ABC au mois de Novembre 1971. Mais grâce à ses qualités hors-normes, il s'est rapidement transformé en un monument du suspense et du road-movie horrifique!

On se demande comment un cinéaste débutant (le CV de Spielberg est encore très peu fourni) a pu mettre en images un tel bijou en si peu de temps (le tournage n'a en effet duré que 10 jours!). Car téléfilm ou pas, Duel s'approche d'une perfection et d'une pureté graphique que bien des long-métrages n'ont jamais réussi à approcher!

En futur grand du septième art, Spielberg a su tirer le meilleur parti de conditions de tournages très difficiles pour transcender une histoire tout simple et pourtant diablement efficace qui repose entièrement sur les épaules du frêle David Mann (fabuleux Dennis Weaver), un automobiliste tout ce qu'il y a de plus ordinaire qui a déclenché la colère d'un camionneur psychopathe en le doublant!

Dès le départ, Duel nous attrape par la gorge pour ne plus jamais nous lâcher par la suite.
L'utilisation de l'espace est absolument remarquable, le suspense étouffant, la mise en scène de Spielberg implacable! Même lorsque le camion est absent (cf la longue scène dans le snack), la menace est toujours présente. Mann, isolé et perdu au beau milieu d'une bande de rednecks, croit voir son agresseur parmi les visages des chauffeurs venus faire une pause casse-croute.
Mais à quoi peut bien ressembler son persécuteur?
Une scène clé qui met terriblement mal à l'aise tant elle est crue et réaliste.

Tandis que la course-poursuite reprend et que le combat prend des allures de tragédie, on pense de plus en plus à David et Goliath. Comment la petite voiture de Mann peut-elle espérer échapper au rouleau compresseur qui la poursuit? Où trouver de l'aide? Où fuir?
La réponse se trouve dans l'épilogue, spectaculaire et apocalyptique qui laisse planer moults doutes sur l'identité du chauffard. Est-ce un être humain ou le diable en personne? Pourquoi s'en est-il soudain pris à Mann? Que veut-il exactement?

Autant de questions qui n'en finissent plus de nous obséder très longtemps après la projection.
La marque des grands films!
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Pour son premier vrai film, Steven Spielberg a frappé très fort, signant tout simplement l'un des plus grands road movies horrifiques de tous les temps, petite merveille de suspense et d'angoisse qui monte crescendo! Du grand art à savourer encore et encore.


Note: 17/20

# Posté le mercredi 01 février 2006 08:48

Modifié le mercredi 04 novembre 2009 14:14

Une nuit à l'opéra (1936, Sam Wood)

Une nuit à l'opéra (1936, Sam Wood)
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Un couple de jeunes amoureux vivant pour sa passion de l'opéra est séparé par un rival envieux. La demoiselle, Rosa, est envoyée à New York pour débuter une nouvelle carrière tandis que son preux chevalier reste en Angleterre. Avec un coup de pouce de Driftwood (Groucho), le couple va finalement être réuni et avoir la chance de monter sur les planches de Broadway pour faire ses preuves.
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Si vous n'avez jamais encore entendu parler de la géniale troupe des Marx Brothers (comment est-ce possible?), sachez que ce film est tout simplement l'un des fleurons de la comédie américaine des années 30!
Fidèles à leurs habitudes, les trois frangins turbulents (Groucho, Chico et Harpo) nous entraînent dans une histoire désopilante bourrée jusqu'à la gueule de gags tous plus énormes les uns que les autres auxquels il sera très difficile de résister!

C'est bien simple, il y a tellement de scènes cultes (certains spécialistes parlent d'un gag toutes les trente secondes) qu'une simple critique ne suffirait pas à les énumérer! Néanmoins, je peux parier ma collection de chemises hawaïennes que vous allez mourir de rire devant la fameuse séquence de la cabine dans laquelle une quinzaine de personnes se retrouvent au fur et à mesure entassées!
Sans oublier le déménagement dans la chambre d'hôtel ou bien la mise à sac de l'opéra, des moments à l'inventivité sans égale à l'époque.

Le génie des Marx Brothers fait une nouvelle fois des merveilles, chacun des frères évoluant dans un registre bien particulier: Groucho dans la peau d'un moustachu cynique et dragueur amateur de bons mots, Chico dans les vêtements d'un petit magouilleur toujours à l'affut d'une nouvelle opportunité et enfin, Harpo incarne le musicien de la troupe, grand amateur de harpe devant l'éternel!
Les bons mots, qui fusent de toute part, les gags visuels et les moments de pur magie (magnifique numéro musical de Harpo) font oublier la minceur de l'intrigue et les chansons assez mielleuses interprétées par le ténor Allan Jones, un acteur au sourire éclatant qui en agacera plus d'un!

Un classique du rire.
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Formidable antidépresseur, Une Nuit à l'opéra marque le sommet de la carrière des géniaux Marx Brothers, des comiques dont l'humour vachard et le sens de la répartie n'ont jamais été aussi bien exploités qu'ici. Si vous ne connaissez pas encore cette joyeuse bande de trublions et que vous souhaitez parfaire votre culture en matière de grands classiques du rire, ce film est celui qu'il vous faut!


Note: 16/20

# Posté le mardi 19 février 2008 07:15

Modifié le mercredi 22 avril 2009 12:17